Friday, November 12, 2010

Catastrophes Naturelles;le pire reste avenir

La science de la prévision des catastrophes naturelles donne des résultats incertains. Néanmoins, l’avancée des connaissances dans les domaines de la géologie et de la météorologie, ainsi que la modélisation de la vulnérabilité des populations, permettent désormais aux spécialistes de quantifier les troubles que l’avenir nous réserve. Steve Sparks, volcanologue à l’Université de Bristol (Royaume-Uni), a étudié les analyses des tendances actuelles établies par la compagnie de réassurance allemande « Munich Re ». D’après lui, « il faut dorénavant s’attendre à subir de trois à cinq cataclysmes par an, dont chacun provoquerait la mort de 50 000 personnes dans le monde. »

Les mécanismes responsables de ces catastrophes ne sont pas nouveaux. Les facteurs élémentaires à la base des éruptions volcaniques, des séismes, des cyclones et des inondations sont bien connus, tout comme la répartition géographique des risques. Pourtant, trois mystères subsistent. Où et quand surviendra la prochaine catastrophe ? Quelles conséquences imprévisibles engendrera-t-elle ? Enfin, comment convaincre l’opinion et les pouvoirs publics de prendre au sérieux les menaces, avec les incertitudes qu’elles comportent ?

La prévention collective suit rarement le rythme des découvertes scientifiques. Après avoir organisé récemment une conférence sur les catastrophes naturelles à la Royal Society de Londres, Steve Sparks souligne que « le message de la science n’atteint ni les pouvoirs publics, ni les urbanistes, ni les populations. » Les météorologues américains avaient averti à plusieurs reprises que le pire scénario d'ouragan impliquait une tempête qui romprait les digues protectrices érigées autour de la Nouvelle-Orléans, située en dessous du niveau de la mer. C’est exactement ce qui s’est produit le 29 août lorsqu'a frappé Katrina, laissant 1 300 morts sur son passage. Aux États-Unis, ce fut la catastrophe naturelle la plus meurtrière depuis l’ouragan de Okeechobee, en 1928. [...]

L’énormité même du tsunami de l'Océan indien constitue, de fait, un bon exemple de conséquences imprévisibles. Les séismes constituent un risque notoire dans la région, mais le tsunami qui s’est ensuivi et qui a touché une douzaine de pays accusait une ampleur parfaitement inattendue. Contrairement aux habitants d’Hawaï et du Japon - où les tsunamis sont des phénomènes relativement fréquents et où existent des projets de sensibilisation et des systèmes d'alerte avancée -, en Asie du Sud-Est, en Inde et en Afrique de l'Est, de nombreuses personnes ne soupçonnaient même pas l’existence de tels phénomènes. [...]


Sunday, October 24, 2010

Clôture du XIIIe Sommet de la Francophonie



24 octobre 2010

- A l’issue des leurs travaux, les chefs d’Etat et de gouvernement réunis aux XIIIe Sommet de la Francophonie ont adopté la Déclaration de Montreux et neuf résolutions.

- Ils ont également admis cinq nouveaux États observateurs à l’OIF : la Bosnie Herzégovine, les Émirats Arabes Unis, l’Estonie, le Monténégro et la République Dominicaine. L’OIF compte désormais 75 États et gouvernements, dont 56 membres et 19 observateurs.

- Abdou Diouf a été réélu au poste de Secrétaire général de la Francophonie

- L’organisation du prochain Sommet a été confiée à la République démocratique du Congo. Le XIVe Sommet de la Francophonie se tiendra en 2012 à Kinshasa.

- En marge du Sommet, des pactes linguistiques destinés à renforcer la place de la langue française au Liban, aux Seychelles et à Sainte-Lucie, ont été signés par Abdou Diouf avec les chefs d’État de ces trois pays.

PAR ROGER KITEMOKO

Saturday, October 23, 2010

Ouverture des travaux du XIIIe Sommet de la Francophonie (Montreux, 22-24 octobre) 23 octobre 2010



Ouverture des travaux du XIIIe Sommet de la Francophonie (Montreux, 22-24 octobre) 23 octobre 2010
par Roger Kitemoko-mambwene, samedi 23 octobre 2010, à 12:21


Après avoir été accueillis au Centre des congrès de Montreux par Doris Leuthard, Présidente de la Confédération suisse, suivi la Cérémonie solennelle d’inauguration du Sommet avec l’allocution d’Abdou Diouf, et posé pour la traditionnelle photo de famille, les Chefs d’État et de gouvernement et les délégations des 70 États et gouvernements de la Francophonie débutent les travaux du XIIIe Sommet, qui se poursuivent jusqu’au 24 octobre.





Photo de famille des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie présents au Sommet de Montreux



Au programme de l’après-midi du 23 octobre :

* 14h30 - 15h00 : Ouverture des travaux en plénière - Ouverture des travaux par le Président sortant, S.E.M Stephen Harper, Premier ministre _ - du Canada - Passation des pouvoirs entre le Canada et la Suisse - Constitution du Bureau de la Conférence - Approbation des projets d’ordre du jour et d’ordonnancement des travaux du Sommet - Examen des demandes d’adhésion ou de modification de statut (huis clos)

* 15h00 - 15h15 : Rapport de Madame Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Conférence ministérielle sur les travaux de la 26e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF)
* 15h15 - 15h45 : Rapport du Secrétaire général de la Francophonie, Monsieur Abdou Diouf
* 15h45 - 17h15 : Première Thématique : La Francophonie acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale (huis clos sur la situation politique internationale)
* 17h15 - 18h30 : Deuxième Thématique : La Francophonie et le développement durable : les solidarités francophones face aux grands défis (notamment la sécurité alimentaire, le changement climatique, et la diversité biologique)



Wednesday, October 6, 2010

Les casques bleus interpellent un chef de milice accusé de viols au Nord-Kivu




Les casques bleus interpellent un chef de milice accusé de viols au Nord-Kivu
Le colonel Mayele, chef des miliciens Maï-Maï Cheka, a été arrêté lors d'une opération menée par la Mission de l'ONU en RDC et l'armée nationale congolaise. La milice est accusée d'avoir commis 300 viols en 4 jours dans le Nord-Kivu.
Par ;Roger kitemoko - Mambwene

REUTERS - Les casques bleus des Nations unies ont arrêté mardi un chef rebelle soupçonné d'avoir orchestré le viol cet été de plusieurs centaines de civils au Nord-Kivu, dans l'est de l'ex-Zaïre.

Le mois dernier, un rapport de la Mission d'observation de l'Onu au Congo (Monusco) identifiait un certain "colonel Mayele" comme étant le chef d'une alliance de milices ayant attaqué le 30 juillet la localité de Luvungi. Les miliciens avaient occupé la ville jusqu'au 3 août, commettant au moins 303 viols dans cette ville et les villages environnants.

"Nous l'avons appréhendé et nous l'avons remis aux Forces armées de la République du Congo démocratique (FARDC, l'armée nationale congolaise)", a indiqué sans plus de précision un porte-parole de l'Onu joint au téléphone.


La Monusco, qui constitue la plus grosse opération de maintien de la paix des Nations unies dans le monde, disposait d'une base située à une trentaine de km au moment des faits. Elle a été accusée par certains de n'avoir pas su ou pu empêcher ces viols en série.

L'arrestation du colonel Mayele coïncide avec la visite en RDC de l'envoyée spéciale des Nations unies sur les violences sexuelles dans les conflits, la Suédoise Margot Wallström, qui a qualifié l'ancienne possession belge de "capitale mondiale du viol".

Le colonel Mayele, membre de la milice Maï-Maï de Cheka, commande un aggrégat de forces insurgées dans l'est du pays."Faisons en sorte que son arrestation soit perçue comme un message adressé à tous les auteurs de violences sexuelles disant: l'immunité pour ce genre de crimes n'est plus acceptable tolérable et la justice finira pas passer", a déclaré Wallström dans un communiqué.

DES VIOLS EN SERIE SYSTEMATIQUES

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Le Dr Cris Baguma, de l'ONG humanitaire International Medical Corps, qui a pu se rendre sur les lieux des exactions pour porter assistance aux femmes violées, s'est également
réjoui de cette arrestation.

"C'est une excellente nouvelle - assurons-nous maintenant qu'il reste enfermé pour un bon bout de temps. Ce qui m'a le plus horrifié, c'est le caractère systématique de ces viols en
série. C'est accablant parce qu'en raison de problèmes de sécurité, on n'a pas pu être sur place à temps, c'est-à-dire dans les 72 heures, pour donner aux femmes violées des pillules contraceptives préventives et des médicaments contre le sida".

Selon le médecin, plus de 200 rebelles ont fait irruption dans Luvungi et les villages des environs en affirmant être animés d'un esprit de paix. Ils se sont mis à violer les femmes
une fois qu'elles leur avaient préparé à manger en guise de célébration.

D'après son enquête, les miliciens ont violé à plusieurs reprises leurs victimes, y compris des enfants, des hommes et des vieillards.

"Des hommes ont assisté au viol de leurs épouses, des fils ont vu leurs mères violées: chacun dans ces villages est aujourd'hui dans un état de prostration nécessitant une aide
psychologique", a raconté le Dr Baguma.

L'Est de la RDC vit toujours sous la hantise de la présence d'éléments de la rébellion des Hutus rwandais des FDLR et de miliciens Maï-Maï depuis la guerre de 1998-2003.

Selon un communiqué de la Monusco, le parquet militaire congolais a ouvert une enquête criminelle sur le colonel Mayele, fait prisonnier dans la région de Walikale lors d'une opération menée conjointement par les casques bleus et les FARDC.



Commentaires (2)

l'actualité

Bonjour,

Cela n'a rien à voir,mais c'est important pour nous qui sortons d'une longue crise.

Le 31 octobre le peuple ivoirien ira élire par les élections son président de la république, élection qui devrait mettre fin aux huit années de crise politico-militaire qu'a connu notre pays.

La jeunesse ivoirienne vivant en France a décidé d'apporter sa contribution à travers la mobilisation et la sensibilisation; et cela par le biais du collectif COTE D'IVOIRE Avenir crée pour la cause.
Je vous invite donc à venir visiter notre blog : http://cotedivoireavenir.ivoire-blog.com/

afin de nous apporter votre soutien par les commentaires que vous laisserez et la communication de l'adresse du blog à votre entourage.
Merci

Viols en serie

Ainsi va la RD congo, mon pays. L'Est est devenu le sanctuaire et l'icône du viol et des exactions de tout genre. La vie humaine n'a plus de sens. Des groupes armés en disposent comme ils l'entendent.
C'est horrible.

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Sur le même sujet

Monday, July 5, 2010

Au moins 235 morts suite à l'explosion d'un camion-citerne au Sud-Kivu




Dernière modification : 04/07/2010
- RD Congo


AFP - Au moins 230 personnes, dont une soixantaine d'enfants, réunies pour regarder le Mondial de football, ont péri brûlées et une centaine ont été blessées vendredi dans l'est de la RD Congo, en voulant récupérer l'essence d'un camion-citerne accidenté qui a explosé.

"L'accident du camion serait lié à un excès de vitesse"

Par AFP, Emmanuel PEUCHOT, correspondant à Kinshasa, le 03/07 à 13h
Le drame s'est noué vers 18H00 (16H00 GMT) quand un camion-citerne, qui roulait probablement trop vite, s'est renversé sur le bas-côté de la route traversant le centre du village de Sange, dans la province du Sud-Kivu (est).

Blessé, le chauffeur du camion "a pu sortir de la cabine et a dit aux gens de s'éloigner parce qu'il y avait un risque d'explosion", a raconté samedi à l'AFP Tondo Sahizira, 28 ans, enseignant dans cette ville de quelque 50.000 habitants

"De l'essence commençait à sortir du camion, mais les gens, au lieu de fuir, sont venus récupérer le carburant. Quelques minutes après, il y a eu une explosion, du feu est sorti du camion et s'est propagé autour très rapidement. Des gens ont brûlé sur le champ. D'autres qui voulaient fuir ont été rattrapés par le feu et réduits en cendres", a-t-il témoigné.

Le feu s'est également propagé à une vingtaine d'habitations, construites en majorité en terre et recouvertes de paille ou de tôle, et qui ont brûlé.

"Nous sommes à plus de 230 morts et 105 blessés", a déclaré à l'AFP samedi en début d'après-midi le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo, qui s'est rendu sur les lieux du drame.

L'élu n'a pas donné de précisions sur l'identité des victimes, mais selon la Croix-Rouge Congolaise au Sud-Kivu, présente à Sange, une soixantaine d'enfants ont péri dans l'accident.

"Les morts étaient en majorité des téléspectateurs qui suivaient le match de la coupe du Monde entre le Brésil et la Hollande dans une salle de cinéma. Personne n'est sorti vivant de cette salle", selon le gouverneur.

"Beaucoup ont été surpris et n'ont pu se sauver. Il y avait des enfants. C'est terrible !", a témoigné à l'AFP Mbaka Munyerere, 54 ans, membre de la société civile d'une commune voisine.

Les blessés ont été acheminés vers les hôpitaux de Bukavu, le chef-lieu de la province, à 70 km au nord de Sange, et d'Uvira, à une trentaine de km au sud.

La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a mis à la disposition des autorités "un hélicoptère et des ambulances pour évacuer les blessés" et "est prête à recevoir dans son hôpital chinois de Bukavu les blessés les plus graves", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Elle a également "déployé des équipes et des équipements sur place".

Les secours sont organisés par les services médicaux de Sange, de l'armée congolaise et du contingent pakistanais de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), basé à Sange, a précisé le gouverneur Cishambo.

L'accident du camion-citerne serait dû "à un excès de vitesse", a indiqué à l'AFP un policier sous couvert d'anonymat. Selon une habitante, la route étroite est aussi très dangereuse, et souvent les camions fauchent des personnes ou du bétail.

Recouverts d'une bâche blanche, la plupart des corps des victimes étaient alignés près du camion-citerne couché sur un flanc, totalement calciné, et d'où sortait encore quelques flammes, constatait un correspondant de l'AFP samedi dans la matinée.

Autour des cadavres, une femme criait en pleurs: "Nous avons perdu nos hommes, nos enfants.
MERCI .

COMME LA PLUS PART DE VICTIMES ETAIENT CEUX QUI SUIVAIENT LE MATCH,SI PEUT ETRE LA DIRECTION DE FIFA FAIRA QUELQUE CHOSE COMME SYMBOLE DE CONDOLEANCES ,IL SERAIT GRANDEMENT APPRECIABLE.
Par Roger Kitemoko-Mambwene

Saturday, June 12, 2010

RDCONGO,la mort de Floribert en Rdcongo reste politisee



- RD Congo

Kinshasa reste sourd aux requêtes de l'ONU après le meurtre de Floribert Chebeya



Le président de la République, Joseph Kabila, a suspendu le chef de la police congolaise mais continue à ignorer la demande des Nations unies de lancer une "enquête indépendante" sur la mort de Floribert Chebeya, le défenseur congolais des droits humains retrouvé mort mercredi dernier à Kinshasa.

Selon le compte-rendu d’une réunion du Conseil supérieur de la Défense - présidé par Joseph Kabila - consacrée à l’affaire samedi 5 juin, le chef de la police congolaise John Numbi a été suspendu de ses fonctions "à titre conservatoire" afin qu’une enquête puisse être menée "en toute sérénité (…) par la justice congolaise", a annoncé le ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu.

Dans un communiqué publié le 3 juin, le bureau du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait demandé qu’une enquête "transparente et indépendante" soit menée pour faire toute la lumière sur le décès de Floribert Chebeya. Le texte indiquait par ailleurs que la Mission de l'ONU en RD Congo (Monuc) était disposée à y apporter son soutien.

Ignorant cette requête, Joseph Kabila a décidé de confier l’enquête à la justice congolaise. Celle-ci a déjà abouti à l’arrestation de plusieurs officiers de la Police nationale congolaise, a ajouté le ministre.

L'un d’eux, le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, "est passé aux aveux et a mis en cause" le général Numbi qui a été "placé en résidence surveillée", a pour sa part indiqué à l'AFP une source proche de la présidence.

Visage tuméfié

Président de l'ONG La voix des sans-voix (VSV), Floribert Chebeya, 47 ans, a été retrouvé mort mercredi matin à l'arrière de sa voiture sur une route de la capitale congolaise. Selon la police, il avait les mains liées derrière le dos, ainsi que son pantalon et ses sous-vêtements baissés sur les genoux.

Il avait disparu, avec son chauffeur qui n'a toujours pas été retrouvé, après s’être rendu mardi en fin de journée à l'inspection générale de la police, où il devait avoir un rendez-vous avec le chef de la police John Numbi, selon VSV.

Âgé de 48 ans, Le général Numbi est un proche du président Kabila qui l'avait nommé inspecteur général de la police en juin 2007.

Après la mort de Floribert Chebeya, l'un des militants des droits de l'Homme les plus respectés de RDC, les États-Unis, l'ONU, l'Union européenne et la France, mais aussi de nombreuses ONG, avaient réclamé aux autorités congolaises une "enquête indépendante", "impartiale et transparente" sur ce meurtre.

Les collaborateurs de Floribert Chebeya, ainsi qu’un responsable des Nations unies, qui ont pu voir sa dépouille à la morgue de Kinshasa ont constaté que son visage était tuméfié. Ils n’ont, en revanche, pas été autorisés à soulever le linceul qui couvrait le reste de son corps.
Par Roger Kitemoko Mambwene